BPO : vers la fin d’un Business Process Obsolète ?

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Business Process Outsourcing alias BPO. Ce sigle affublé d’un anglicisme issu du lexique des affaires fait référence à un modèle en pleine mutation. Celui d’une ère qui plaçait les outils avant l’humain, axant la sous-traitance sur un modèle purement vertical. En pleine émergence, la nouvelle donne s’inscrit en contradiction avec ce système, replaçant les équipes au centre de l’échiquier. Eléments d’analyse avec Hugo Excoffier, manager de transition.
BPO : vers la fin d’un Business Process Obsolète ?

gestion entreprise comme un cirque

Externaliser pour variabiliser
C’est à la fin des années 1970, début 80 que le BPO apparaît comme LA solution. Initié aux Etats-Unis d’Amérique à travers notamment l’externalisation des call centers en direction d’autres pays, il consiste, pour les entreprises ne pouvant pas accomplir certaines missions en interne, à faire appel à des fournisseurs capables de s’en charger.

L’externalisation des processus d’affaires est née. Et sa raison d’être n’est autre que l’agilité financière. Sous-traiter certains process permet en effet de variabiliser les coûts. On commence dès lors à externaliser des fonctions liées aux métiers comptables, techniques ou de service après vente.

Un process porté par la dynamique des grands projets
A la fin des années 1990, les programmes de Business Process Outsourcing se sont répandus comme une traînée de poudre. Après avoir surfé sur la déferlante de la transformation des systèmes d’information de type ERP, ils passent dès lors en pole position des projets de transformation menés au sein des grandes entreprises. Construits et pilotés autour des outils, ils se focalisent désormais principalement sur des projets informatiques (développement de logiciels ou de solutions agiles externalisées par exemple).

Quand l’outil redevient un moyen : vers une prise de conscience
Pour Hugo Excoffier, aucun doute : « Les entreprises sont passées d’une production axée sur l’outil de travail à une logique de partage. » L’estocade portée au Business Process Outsourcing agit comme un coup de baquette magique. « Redevenue pur moyen, la technologie perd son aura au profit du neurone humain. » Et la mutation est radicale. D’une sous-traitance « à l’ancienne » impliquant une hiérarchie verticale, on migre naturellement vers ce qui s’apparente à une « co-traitance » entre équipes internes à l’entreprise et acteurs externes. Un phénomène qui s’inscrit pile dans la tendance collaborative déjà bien amorcée du moment !

« D’une sous-traitance « à l’ancienne », on migre naturellement vers ce qui s’apparente à une « co-traitance », pile dans la tendance collaborative déjà bien amorcée du moment. »

Du « co- » à la place du BPO
Issu du latin cum, le préfixe « co- » présent dans le mot co-traitance évoque l'association, la participation, la simultanéité. Dans la lignée du coworking ou du covoiturage, la co-traitance replace l’humain au centre des missions. C’est l’avènement du faire ensemble qui réunit équipes internes et collaborateurs indépendants autour d’un même projet. Comme évoqué dans le dernier article paru sur le blog d’Hugo Excoffier consacré au #management de transition, l’avenir se joue autour de la collaboration entre les femmes et les hommes de l’entreprise et notamment en « affûtant l’émulation entre salariés historiques, intervenants externes, juniors, seniors… ».

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