Manager de transition : une fonction en pleine mutation

Vignette manager de transition
Le site Les Echos.fr fait la lumière sur l’évolution du management de transition en France. Types de missions confiées, portrait-robot du professionnel type… Les réactions d’Hugo Excoffier, manager de transition et manager de projet externalisé.
Une logique constructive de transformation et de pilotage
Manager de transition, une mutation

Selon l’article des Échos*, « Le manager de transition s'est /…/ imposé auprès des entreprises comme un booster de compétitivité. » Êtes-vous en phase avec cette analyse ?
Manager de transition depuis 2009, je constate une nette transformation du métier. Et je suis totalement d’accord avec cette affirmation ! Les entreprises font désormais appel au management de transition sur des missions de conseil (transformation, management relais, amélioration de la performance)** et plus seulement dans le cadre de restructurations ou de plans de transformation violents. Pour ma part, j’accompagne mes clients dans une optique d’amélioration de la performance, d’augmentation du chiffres d’affaires et surtout pas dans une logique de déconstruction.

Toujours selon l’article des Échos*, le manager de transition type serait, dans 86 % de cas, un homme. Âgé de 55 ans en moyenne, il résiderait principalement en Île-de-France. Une réaction ?
A vrai dire, j’ai du mal à apprécier la valeur ajoutée de ce type d’information très stéréotypée. Je connais de très bon experts, managers de transition bien plus jeunes. J’ai pour ma part débuté dans le management de transition à l’âge de 39 ans et ce, à l’issue d’une expérience professionnelle pointue, notamment dans le secteur de la distribution et des services. Quant à la prédominance des hommes dans la fonction, je le déplore car les femmes, moins frontales possèdent une capacité à transformer l’entreprise dans une dimension plus humaine.

Que penser du parallèle Paris/province ?
En matière de management de transition, il convient de se focaliser sur les besoins de l’entreprise et de les cerner pour y répondre au mieux. Agilité, flexibilité, adaptabilité incarnent ces attentes. Comparativement, établir une distinction Paris/province me semble peu pertinent. De la même manière, décréter que seuls les grands groupes seraient susceptibles de faire appel à un manager de transition est de moins en moins vrai. Avec l’évolution de notre environnement économique et la transformation digitale des entreprises, les nouvelles générations de professionnels s’inscrivent bien volontiers dans une logique de mission qui ouvre la voie de la démocratisation.

Amélioration de la performance, augmentation du chiffre d’affaires… Vous évoquez un management de transition constructif. Pouvez-vous préciser ?
Inscrit dans une mission de conseil et de transformation, le manager de transition d’aujourd’hui génère de la valeur. Quand il permet à l’entreprise de gagner des parts de marché, d’optimiser ses résultats, il en sert tous les acteurs : dirigeants, salariés, actionnaires et partenaires (banques, clients…). A contrario, réduire les coûts pour booster les résultats tire la valeur de l’entreprise vers le bas. Voilà pourquoi, en 2017, 69 % des missions confiées à un manager de transition s’inscrivent dans une logique constructive de transformation et de pilotage. Et les chiffres sont édifiants puisque la transformation stratégique de l’entreprise concerne 28 % des missions, le management relais 22 % et l’amélioration de la performance 19 %** !

*Les Echos.fr
** (Chiffres Valtus pour Les Echos.fr).

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